Hasard des routes qui s´entrecoupent au milieu de nulle part, cheminots de la vie marchant sur des chemins cabossés, nous les avons rencontrés entre le sable et les rochers, dans la pénombre naissante d´une nuit de brume et de vent. Ils venaient du nord du nord et leurs yeux remplis du gris des villles cherchaient des éclats de lumières sur des horizons éperdus. Le désert les a brûlés , les cicatrices restent sous leurs paupières.
Chacun d´entre eux a son unique façon de voir les talents du monde à créer à tout instant des images qu´il faut savoir voir et capturer lorsqu´il nous les dévoile un si bref instant.
Le photographe et le peintre se battent contre le temps et la lumière. Le combat est inégal, et la vanité de l´interprête est toujours battue d´avance: l´image n´est jamais que l´ombre du réel.
Mais qu´importe, essayons encore, recommençons toujours, parfois le déclic et la nuance engendrent une transposition surprenante d´un coin de monde entr´aperçu.